KPV : le tripeptide C-terminal de l’α-MSH
Lys-Pro-Val, résidus 11 à 13 de l’α-MSH : structure, masse 342,4 g/mol, contre-ions, analyse d’un très petit peptide et place du KPV dans le mélange KLOW.
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Le KPV est l’un des plus petits peptides du catalogue : trois résidus, 342 g/mol. Sa petite taille simplifie la synthèse mais complique l’analyse et le calcul des quantités. Voici ce qu’il faut savoir.
Origine de la séquence
L’hormone α-mélanotrope (α-MSH) est un tridécapeptide :
Ac-Ser-Tyr-Ser-Met-Glu-His-Phe-Arg-Trp-Gly-Lys-Pro-Val-NH2
Le KPV reprend ses trois résidus C-terminaux (positions 11 à 13), sous forme libre : sans l’acétyle N-terminal de l’α-MSH ni son amide C-terminale. Il est étudié comme fragment minimal de cette hormone, indépendamment du motif His-Phe-Arg-Trp qui porte la liaison aux récepteurs de la mélanocortine.
Fiche
| Propriété | Valeur |
|---|---|
| Séquence | Lys-Pro-Val (KPV) |
| Formule | C16H30N4O4 |
| Masse molaire | 342,4 g/mol |
| Masse monoisotopique | 342,23 Da |
| Charge nette à pH 7 | ≈ +1 |
| Résidus aromatiques | Aucun |
Ce que la petite taille implique
Une part importante de contre-ions. Avec deux charges positives à pH acide (amine N-terminale et lysine) pour 342 Da de peptide, le sel de trifluoroacétate peut représenter jusqu’à 40 % de la masse de poudre (voir TFA ou acétate). Pour une concentration molaire exacte, il faut connaître la teneur nette ou le contenu mesuré du lot.
Pas de quantification à 280 nm. Sans tryptophane ni tyrosine, le KPV n’absorbe qu’en UV lointain.
Une rétention HPLC faible. Peu hydrophobe malgré la valine, le KPV sort tôt en phase inverse. Le gradient doit démarrer à faible teneur en acétonitrile, et le pic doit être bien séparé du volume mort de la colonne, où sortent les sels et le TFA.
Une identité MS simple. L’ion [M+H]⁺ est attendu à 343,2 ; l’ion [M+2H]²⁺ à 172,1. Un fragment caractéristique est la perte de la valine C-terminale.
Stabilité
Pas de méthionine, de cystéine ni d’asparagine : le KPV est chimiquement robuste. La liaison Lys-Pro est résistante à de nombreuses peptidases. Sous forme lyophilisée, il se conserve à −20 °C sans difficulté ; en solution aqueuse, quelques jours au réfrigérateur, au-delà en aliquots congelés.
Le KPV dans le mélange KLOW
Le mélange KLOW associe, dans un seul flacon de 80 mg, GHK-Cu (50 mg), BPC-157 (10 mg), TB-500 (10 mg) et KPV (10 mg). Dans un tel mélange, le KPV est, avec le GHK-Cu, l’un des deux composants les moins retenus : tous deux sortent en début de gradient, loin du BPC-157 et du TB-500. Sa quantification dans le mélange demande une méthode qui sépare ces deux pics précoces. Voir Analyser un mélange lyophilisé.
Un parent du catalogue : l’Ac-SDKP
Autre tétrapeptide court étudié pour ses interactions avec les peptidases, l’Ac-SDKP partage avec le KPV une liaison Lys-Pro. Les deux peuvent servir de substrats comparés dans une étude de spécificité enzymatique.
Formats
Le KPV est disponible en 10 et 20 mg, dans la famille Neuropeptides et fragments. Pour un calcul de concentration, voir Calculer la concentration d’une solution mère : l’exemple y est justement le KPV.